sábado, 13 de diciembre de 2014
"Hipólito y Aricia" de Rameau
De Jean-Philippe Rameau hay dos cosas que llaman mi atención, por una parte el hecho de que compusiera su primera ópera, Hippolyte et Aricie, en plena madurez, con cincuenta años, y por otra que, aunque los especialistas lo consideren uno de los máximos representantes del drama operístico barroco, no acaba de cuajar entre el gran público, al menos fuera de Francia. Sin duda esto se debe a que la ópera barroca francesa se estructura en un recitativo muy especial, intenta respetar la prosodia del texto e introduce variaciones en la melodía en función del ritmo de la palabras, sujetas a continuos cambios métricos. Se insertan arias, pero carecen de la entidad característica de la ópera italiana, son en realidad expansiones líricas generalmente de breve duración que intentan no interrumpir la continuidad dramática manteniendo características declamatorias.
Tal fue la repercusión de esa primera ópera compuesta por Rameau (con posturas a favor y en contra) que, habiéndose dedicado desde aproximadamente treinta años a la teoría musical y a componer música para clave, cantatas y motetes, decidió dedicar el resto de su carrera casi únicamente a la composición de obras dramáticas.
sábado, 6 de marzo de 2010
Edmond Clément
Edmond Clément, fue un tenor lírico de la escuela francesa, nació en París el 28 de marzo de 1867 y falleció en Niza el 24 de febrero de 1968. Estudió en el Conservatorio de París, donde fue alumno de Victor Warot (1834-1906), un prestigioso tenor belga que cantó sobre todo en la Ópera de París y en La Monnaie hasta su retirada en 1888.
Clément debutó en la Opéra-Comique en 1889 como Vicent en "Mireille", allí siguió como primer tenor hasta 1909 interpretando roles como los de Don Ottavio, Tamino, Almaviva, Georges Brown ("La dame blanche"), Fra Diavolo, Gérald ("Lakmé"), des Grieux, Werther y Hoffmann.Estrenó las siguientes óperas, siempre en la Opéra-Comique: "L’Attaque du Moulin" (1893) de Bruneau, "Phryné" (1893) de Saint-Saëns, "Le Flibustier"(1894) de Cui, "La Vivandière"(1895) de Godard, Xavière (1895) de Dubois, "L’île du rêve" (1898) de Hahn, "Le Juif polonais" (1900) de Erlanger, "Hélène" (1904) de Saint-Saëns, "La Cabrera" (1905) de Dupont, y "La Reine Fiammette" (1908) de Vidal. Participó en el estreno parisino de "Falstaff" y "Madama Butterfly".
Pero no cantó sólo en París, lo hizo también en Bruselas, Monte Carlo, Madrid y Londres; sin embargo, no cantó nunca en el Covent Garden, sí en el Met durante la temporada 1909-1910 (Werther, Des Grieux, Fra Diabolo y Fenton), pero allí reinaba Caruso y lo que estaba de moda era el repertorio italiano, mejor suerte corrió en Boston, donde cantó desde 1911 hasta 1913. La irrupción de la Primera Guerra Mundial le hizo regresar a Francia para ingresar en el ejército. Terminada la Guerra volvería a América a principios de los años veinte. Su último recital tuvo lugar a la edad de 60 años en 1927, falleciendo al año siguiente en Niza.
Se caracterizaba, además de por el empleo de una técnica de emisión mixta propia de la escuela francesa, por su rigor estilístico, ejemplar dicción y elegante fraseo, pero no tenía una voz y extensión remarcables, por el contrario el timbre era muy bello. Fue uno de los grandes Hoffmans, Roméos y Don Josés de su época.
Os dejo una selección de arias: "En fermant les yeux" de Manon (Massenet), "Berger légère" de Werkelin, "Berceuse" de Jocelyn (Godard) y "Vainement ma bien aimée" de Le Roi d'Ys:
miércoles, 26 de noviembre de 2008
Je n'ouvrirai plus les mains cette nuit!

Tengo el tiempo justo para una pequeña entrada. Un fragmento de Pélleas et Mélisande: "Voici ce qu'il écrit". En él Geneviève lee a Arkel la carta que Pélleas ha recibido de su hermano Golaud. Aquél tendrá que elegir entre el amigo moribundo y el hermano.
Hoy toca fritura, la escuchamos por la mezzosoprano francesa Germaine Cernay (1900-1943). Realizó la mayor parte de su corta carrera en Francia, sobre todo en la Opéra-Comique (Salle Favart). Espero que su interpretación os guste.
à son frère Pelléas:
(Modéré)
«Un soir, je l'ai trouvée
tout en pleurs
au bord d'une fontaine,
dans la forêt où je m'étais perdu.
Je ne sais ni son âge,
ni qui elle est,
ni d'où elle vient
et je n'ose pas l'interroger,
car elle doit avoir eu
une grande épouvante,
et quand on lui demande
ce qui lui est arrivée,
elle pleure tout à coup
comme un enfant,
et sanglote
(D'une voix étouffée)
si profondément qu'on a peur.
Il y a maintenant six mois
que je l'ai épousée
et je n'en sais pas
plus que le jour
de notre rencontre.
En attendant, mon cher
Pelléas,
toi que j'aime plus
qu'un frère,
bien que nous ne soyons
pas nés de même père,
en attendant,
prépare mon retour...
(Avec une émotion contenue)
Je sais que ma mère
me pardonnera volontiers.
Mais j'ai peur d'Arkel,
malgré toute sa bonté.
S'il consent néanmoins
à l'accueillir,
comme il accueillerait
sa propre fille,
le troisième jour qui
suivra cette lettre,
allume une lampe
au sommet de la tour
qui regarde la mer.
Je l'apercevrai du pont
de notre navire;
sinon, j'irai plus loin
et ne reviendrai plus...»
Qu'en dites-vous?
sábado, 27 de septiembre de 2008
Alice Raveau. Una contralto francesa.

Revisando algunos mp3 que en su día me descargué de www.cantabile-subito.de - debe hacer ya unos cuantos años-, tropecé con una voz que me llamó la atención, así que abrí el reproductor para ver quién era: Alice Raveau. NPI, me dije, y me puse a investigar sobre esta contralto francesa.
martes, 12 de agosto de 2008
Sentir l'amour, devant tout ce qui passe
NINON VALLIN - 1934
Au bord de l'eau (1875) - Op. 8/1
Texto de René-François SULLY PRUDHOMME (1839-1907)
S'asseoir tous deux au bord d'un flot qui passe,
Le voir passer ;
Tous deux, s'il glisse un nuage en l'espace,
Le voir glisser ;
A l'horizon, s'il fume un toit de chaume,
Le voir fumer ;
Aux alentours, si quelque fleur embaume,
S'en embaumer ;
Si quelque fruit, où les abeilles goûtent,
Tente, y goûter ;
Si quelque oiseau, dans les bois qui l'écoutent,
Chante, écouter...
Entendre au pied du saule où l'eau murmure
L'eau murmurer ;
Ne pas sentir, tant que ce rêve dure,
Le temps durer ;
Mais n'apportant de passion profonde
Qu'à s'adorer ;
Sans nul souci des querelles du monde,
Les ignorer ;
Et seuls, heureux devant tout ce qui lasse,
Sans se lasser,
Sentir l'amour, devant tout ce qui passe,
Ne point passer !
Comme tout est beau...
Quel renouveau...
Paris au loin nous semble une prison,
On a le coeur plein de chansons.
L'odeur des fleurs
Nous met tout à l'envers
Et le bonheur
Nous saoule pour pas cher.
Chagrins et peines
De la semaine,
Tout est noyé dans le bleu, dans le vert...
¡ Felices vacaciones a todos !
martes, 1 de julio de 2008
Hoy no estoy melancólico pero...
Bois frissonnants, ciel étoilé
Mon bien-aimé s'en est allé
Emportant mon coeur désolé.
Vents, que vos plaintives rumeurs,
Que vos chants, rossignols charmeurs,
Aillent lui dire que je meurs.
Le premier soir qu'il vint ici,
Mon âme fut à sa merci;
De fierté je n'eus plus souci.
Mes regards étaient pleins d'aveux.
Il me prit dans ses bras nerveux
Et me baisa près des cheveux.
J'en eus un grand frémissement.
Et puis je ne sais comment
Il est devenu mon amant.
Je lui disais: "Tu m'aimeras
Aussi longtemps que tu pourras."
Je ne dormais bien qu'en ses bras.
Mais lui, sentant son coeur éteint,
S'en est allé l'autre matin
Sans moi, dans un pays lointain.
Puisque je n'ai plus mon ami,
Je mourrai dans l'étang, parmi
Les fleurs sous le flot endormi.
Sur le bord arrivée, au vent
Je dirai son nom, en rêvant
Que là je l'attendis souvent.
Et comme en un linceul doré,
Dans mes cheveux défaits, au gré
Du vent je m'abandonnerai.
Les bonheurs passés verseront
Leur douce lueur sur mon front,
Et les joncs verts m'enlaceront.
Et mon sein croira, frémissant
Sous l'enlacement caressant,
Subir l'étreinte de l'absent.
lunes, 30 de junio de 2008
Ninon Vallin - Au bord de l'eau
NINON VALLIN - 1934
Au bord de l'eau (1875) - Op. 8/1
Música de GABRIEL FAURÉ (1845-1924)
Texto de René-François SULLY PRUDHOMME (1839-1907)
S'asseoir tous deux au bord d'un flot qui passe,
Le voir passer ;
Tous deux, s'il glisse un nuage en l'espace,
Le voir glisser ;
A l'horizon, s'il fume un toit de chaume,
Le voir fumer ;
Aux alentours, si quelque fleur embaume,
S'en embaumer ;
Si quelque fruit, où les abeilles goûtent,
Tente, y goûter ;
Si quelque oiseau, dans les bois qui l'écoutent,
Chante, écouter...
Entendre au pied du saule où l'eau murmure
L'eau murmurer ;
Ne pas sentir, tant que ce rêve dure,
Le temps durer ;
Mais n'apportant de passion profonde
Qu'à s'adorer ;
Sans nul souci des querelles du monde,
Les ignorer ;
Et seuls, heureux devant tout ce qui lasse,
Sans se lasser,
Sentir l'amour, devant tout ce qui passe,
Ne point passer !
domingo, 24 de febrero de 2008
El canto francés (3) - Paul Cabanel (1891-1958)
ARKEL
Il ne faut plus l'inquiéter...
L'âme humaine est très silencieuse.
L'âme humaine aime
à s'en aller seule...
Elle souffre si timidement.
Mais la tristesse, Golaud...
Mais la tristesse de tout
ce que l'on voit...
Oh! oh!
Qu'y-a-t'il?
LE MÉDECIN
(s'approchant du lit et tâtant
le corps)
Elles ont raison...
ARKEL
Je n'ai rien vu.
Etes-vous sûr?...
LE MÉDECIN
Oui, oui.
ARKEL
Je n'ai rien entendu...
Si vite, si vite...
Elle s'en va sans rien dire...
GOLAUD
(sanglotant)
Oh! oh!
ARKEL
Ne restez pas ici, Golaud...
Il lui faut le silence, maintenant.
Venez, venez...
C'est terrible,
mais ce n'est pas votre faute...
C'était un petit être
si tranquille,
si timide et si silencieux...
C'était un pauvre petit être
mystérieux comme tout le monde...
Elle est là comme si elle était
la grande soeur de son enfant...
Venez...
Il ne faut pas que l'enfant
reste ici dans cette chambre...
Il faut qu'il vive, maintenant,
à sa place...
C'est au tour de la pauvre petite.
Paul Cabanel nació en Orán un 29 de junio de 1891, falleció en París el 5 de noviembre de 1958. Es un cantante del que se conservan muy pocos testimonios, comenzó su carrera profesional con casi treinta años, su timbre era muy hermoso, y su articulación perfecta. Estudió derecho en Toulouse pero lo suyo era el canto, así que ingresó en el Conservatorio de Toulouse en 1911, allí estudió hasta 1913, año que ingresa en el Conservatorio de París. Le pilló la guerra y marchó al frente, fue herido de gravedad en Verdún en 1916, hasta 1919 no volvió al Conservatorio, allí obtuvo el primer premio de canto en 1920, no era la primera vez, en Toulouse había obtenido dos primeros premios, además al año siguiente volvería a obtener otro premio, pero de declamación lírica.
Finalizados sus estudios fue contratado por el Teatro Real del Cairo (Herodias, Faust, Thais, Manon...), después realizó diversas giras por Francia, Bélgica, Suiza..., contratos en Burdeos y en Vichy, en estas dos ciudades cantó durante siete temporadas, las de invierno en la primera y las de verano en la segunda. Su nombre comenzó a sonar en París. se presentó en la sala Favart en 1932 con Scarpia, allí cantó durante quince años seguidos (Escamillo, Basilio, Louise, Tonio, Figaro de Mozart, Nilakhanta, Colline, los tres papeles para su cuerda en Los cuentos de Hoffmann).
Debutó en la Ópera de París en 1933 cantando La condenación de Fausto, le seguirían Wotan (La Valkyria), Athanael, Mefisto (lo cantó 995 veces), Papageno, Leporello, Frère Laurent, Boris y Saint Bris.
A partir de 1942 se dedicó a la enseñanza en el Conservatorio de París (entre sus alumnos tuvo a Regine Crespin), pero no abandonó los teatros de ópera hasta su muerte.
sábado, 23 de febrero de 2008
Victor Hugo/Bizet - La coccinelle - Sylvia McNair/Cecilia Bartoli
Vaya... qué trascendente me he puesto para presentar algo de tema tan intrascendente como la siguiente canción de Bizet.
La Coccinelle
Elle me dit: "Quelque chose
Me tourmente." Et j'aperçus
Son cou de neige, et, dessus,
Un petit insecte rose.
J'aurais dû — mais, sage ou fou,
À seize ans, on est farouche, —
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l'insecte à son cou.
On eût dit un coquillage;
Dos rose et taché de noir.
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans le feuillage.
Sa bouche fraîche était là:
Je me courbai sur la belle,
Et je pris la coccinelle;
Mais le baiser s'envola.
"Fils, apprends comme on me nomme",
Dit l'insecte du ciel bleu,
"Les bêtes sont au bon Dieu;
Mais la bêtise est à l'homme."
Paris, mai 1830.
Victor Hugo. (Les Contemplations, I, 15, 1856)
Este gracioso, erótico y naif poema fue puesto en música por Berlioz (también lo utilizaría Saint-Saëns) a ritmo de vals, lo podéis escuchar cantado por Sylvia McNair y por Cecilia Bartoli, dos interpretaciones antitéticas:viernes, 22 de febrero de 2008
El canto francés (2) - Miguel Villabella (1892-1954)
Miguel Villabella nació en Bilbao el 20 de diciembre de 1892, su padre fue un famoso barítono en España y su primer referente canoro, en 1916 conoció al barítono francés Lucien Fugère, éste le invita a París y allí le da algunas lecciones de canto.Volvió a España durante la Primera Guerra Mundial, tabajó con el citado barítono Lucien Fugère, debutando en un concierto en San Sebastián en 1917, cantando una selección de Rigloetto. Ese mismo año, finalizada la guerra, volvió a París, allí termina sus estudios con Jacques Isnardon, bajo y profesor de canto del Conservatorio de París, reforzando sus dotes innatas para la escena.
Su debut en una ópera tuvo lugar en Poitiers en 1918 cantando Cavaradossi, dos años después debutó en la Opéra-Comique como Spoletta.
Pronto triunfó como Gérald de Lakmé, en Le Postillon de Longjumeau, Almaviva, Daniel en Chalet, Rodolfo en La bohème, Des Grieux en Manon, Le roi d'Ys, El barbero de Sevilla, Mignon, Tosca, La Traviata, Mireille y sobre todo en Georges Brown de La Dame Blanche. Durante diez años, canta esta obra por todas partes, en el Trocadéro, en la Gaîte-Lyrique, en la Porte-Saint-Martin en 1932, 1934 y 1935, sin contar las emisiones radiofónicas a partir de 1928.
En la Ópera de París debutó cantando Madama Butterfly en 1928, le siguieron Faust, Rodolphe d'Orbel, Roméo, Rigoletto, La Traviata, El Barbero de Sevilla. Estrena Persée et Andromède (Ibert, 1929), Virginie (Bruneau, 1931) y La Illustre Fregona (Raoul Laparra, 1934).
En mayo de 1933 participó en la reposición de Don Giovanni (Ottavio), bajo la dirección de Bruno Walter y a la de Castor et Pollux de Rameau en 1935.
En Bruselas cantó algunas Manon en 1933 y en Monte Carlo desde 1930 participó en Una noche en Venecia (J. Strauss), Le domino Noir de Auber (Horace) y La Fille Madame Angot de Lecoq (Ange Pitou).
En el Maggio Musicale cantó Castor et Pollux en 1935, una de las pocas veces que salió de Francia.
Tras la Segunda Guerra Mundial se dedicó a la enseñanza, falleciendo en París el 28 de junio de 1954 tras una operación quirúrgica.
Villabella, a pesar de no ser francés, está considerado uno de los máximos exponentes de la tradición de canto francesa, fue un tenor lírico muy expresivo, destacando en la mezza-voce, sobre todo sus pianísimos, su control de la respiración y el empleo de la voz mixta ("voix mixte" o "voce di mezzo petto") emblemática en el canto francés. La voz mixta podría definirse como una técnica vocal que consiste en unir los registros de pecho y de cabeza sin que se note la ruptura entre ambos, permitiendo la misma intensidad y homogeneidad tímbrica en toda la tesitura del cantante, se discute si el mecanismo que la produce tiene que ver con la laringe o con los resonadores.
Seguidamente podemos escuchar:
1) Grisélidis (Massenet) : Prologue: Ouvrez - Vous sur mon front, portes du Paradis (Alain).
2) Le postillon de Longjumeau (Adam) : Assis au pied d'un hetre
3) La dame blanche (Boildieu): Viens, gentille Dame
4) L'amant jaloux (Gretry): Serenade de l'amant jaloux
5) Armide (Lully). Plus j'observe ces lieux
jueves, 21 de febrero de 2008
El canto francés (1) - Jane Laval

Lo siento, pero no dispongo de más información sobre esta soprano, lo poco que he escrito lo he obtenido de www.cantabile-subito.de
Seguidamente se pueden escuchar tres temas cantados por Jane Laval:
1) "Revenez amours" de Thésée de Lully (grabación de 1930)
2) "Tristes Apprets" de Castor et Pollux de Rameau (grabación de 1930)
3) Pie Jesu del Requiem de Faure.
miércoles, 9 de enero de 2008
El canto francés (4) - Ninon Vallin - Faure - Una "cinefonía"
Le long du quai, les grands vaisseaux
Que la houle incline en silence
Ne prennent pas garde aux berceaux
Que la main des femmes balance.
Mais viendra le jour des adieux,
Car il faut que les femmes pleurent,
Et que les hommes curieux
Tentent les horizons qui leurrent.
Et ce jour-là, les grands vaisseaux
Fuyant le port qui diminue,
Sentent leur masse retenue
Par l'âme des lointains berceaux.
